charte de qualité halal

charte de qualité halal

BresseHalal

Le qualitatif est une valeur indissociable du Halal «Oh les gens ! Mangez de ce qui est sur terre halâlan tayyiban… »[i] « Et mangez de ce qu’Allah vous a pourvu halâlan tayyiban… »[ii] « Mangez donc de ce que vous avez eu en butin halâlan tayyiban… »[iii] « Mangez donc de ce qu’Allah vous a pourvu halâlan tayyiban… »[iv] Mettre l’accent uniquement sur l’abatage des animaux à consommer est réducteur de la position de l’Islam en la matière. Les quatre versets coraniques cités ci-dessus lient directement le hallal au tayyib qui signifie aussi bien pur, mûr, agréable, de bon goût que de bonne odeur, d’où Tayyib a épithète de la ville du prophète, Médine. Le parfum en arabe se dit tîb qui vient de la même racine. D’un point de vue linguistique, les termes hallal et tayyib sont directement accolés l’un à l’autre comme attributs ou synonymes sans la moindre liaison. Il nous paraît dès lors abusif de ne retenir que le terme halal dans ces versets, outre le fait que, souvent, le sens qui lui est attribué est galvaudé sans discernement. Cette lecture n’est pas étrangère à la doctrine musulmane. Par opposition au consommable tayyib, la jurisprudence a recours à al-jallâla malsain à la consommation. Plusieurs hadiths existent à ce sujet, ce qui est une preuve tangible que le sens pratique du halâl en Islam ne se limite pas seulement à la manière d’abattre l’animal. « Le prophète a déconseillé de consommer la chair provenant d’aljallâla ainsi que  son lait »[v] Le terme al-jallâla désigne la bête dont la consommation est halal, mais dont la nourriture est  constituée de produits impropres ou malsains. La mise en  quarantaine est fortement recommandée pour rendre al-jallâla propre à la consommation, en la nourrissant le temps nécessaire par des aliments naturels et sains.[vi] Faut-il appelé donc halâl un poulet dont la vie, de la naissance à l’abattage est un enchainement de processus industriel qui n’a rien de naturel sauf la forme ? Est-il halâl de consommer un poulet qui n’a jamais foulé la terre de ses pattes, qui n’a jamais respiré l’air extérieur, qui n’a jamais goûté l’herbe fraîche, qui ne s’est  jamais exposé à la chaleur naturelle du soleil,… ? À notre sens, un poulet dont la courte vie, huit semaines, se déroule confinée dans un espace artificiel, qui est nourri  d’aliments suspects entre dans la catégorie d’al-jallâla.